Publié dans Politique

Sécurité et technologie dans la Capitale - Installation d’un millier de caméras de surveillance

Publié le jeudi, 15 décembre 2022

Modernisation des réseaux de télécommunication de Madagascar. C’est dans le cadre de ce projet qu’une procédure de transfert de compétence et de matériel a été effectuée hier à Andohatapenaka entre le ministère de la Sécurité publique et le ministère du Développement numérique. Respectivement, le premier prendra le relais de la gestion opérationnelle de toutes les infrastructures et technologie de surveillance mises en place par le second dans le cadre du renforcement de la sécurité sur Antananarivo et ses environs pour commencer.

Processus qui s’étendra par la suite au niveau national. En tout, près de 1 200 caméras ont été installées sur toutes les zones stratégiques de la Capitale et seront accompagnées de près d’un millier d’unités de matériels de communication. Le tout sera alors géré au niveau d’un centre de commande situé dans les locaux de l’Autorité de régulation des technologies de communication (ARTEC) à Andohatapenaka où a eu lieu la passation hier. Pour ce projet de modernisation qui ne concerne pas uniquement le volet sécurité, les autorités ont mis le paquet pour se mettre à la hauteur des défis de l’évolution permanente des nouvelles technologies de l’information. Ainsi, a-t-il consacré 47,2 millions de dollars à cet effet. Plus concrètement, il s’agit de mettre en place de nouvelles infrastructures de télécommunications incluant un centre de gestion de données, une liaison par fibre optique, des dispositifs de visioconférence, des drones et des caméras de surveillance et des talkies-walkies sécurisés 4G pour les Forces de défense et de sécurité. Ainsi, le projet prévoit la distribution des terminaux mobiles aux éléments des Forces de l’ordre en plus de la mise en place du millier de caméras ainsi que d’antennes-relais et 223 kilomètres de fibre optique pour interconnecter les différents services de l’administration.

Cyber-attaques

Tout un arsenal qui sera présenté sous forme de Data center de l’Etat. Des constructions confiées à une entreprise asiatique, financée par une banque de dimension internationale. Ces innovations technologiques visent plusieurs objectifs, dont l’efficacité de l’administration avec la mise en place de réseaux inter-ministères de communication et d’un réseau mobile sécurisé, la facilitation des échanges de données inter-départements en limitant les risques liés aux cyber-attaques, l’optimisation des dépenses publiques sur les communications. Pour Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et télécommunications, le capital humain est primordial pour le fonctionnement et la pérennisation du projet d’où l’importance de ces formations dispensées par le partenaire technique qui n’est autre que le géant Huawei. De son côté, Randrianarison Fanomezantsoa Rodellys de renchérir :

« On a à présent un outil qui contribuera à la sécurisation de la ville d’Antananarivo, le tout dans une optique d’amélioration du climat des investissements, visant entre autres le développement à travers des investissements socioéconomiques et à caractère environnemental, afin que les efforts consentis dans une telle réforme aboutissent à de réelles transformations au niveau de la ville, voire pour tout Madagascar ». 

 

Hary Rakoto

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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